Histoire de famille.

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Histoire de famille.

Message  Nadhjaa Siriti le Ven 12 Juin - 17:14

Nadjhaa posa un regard émerveillé sur la trentaine d’enfants qui lui faisaient face. Tous attablés gentiment, attendaient avidement leurs repas. Une petite brise fraîche soufflait au dessus de Shattrat ce soir là, et le bâtiment étant mal équipé pour résister aux moindres changements de climat, les cheminées ronflaient, propageant une douce et apaisante chaleur dans la pièce. Enfin, les plats furent apportés et devant les effluves délicieux du civet de talbuck, un murmure impatient déferla sur la table. La viande, brûlante, fut cependant posée dans un silence presque religieux au milieu de la trentaine d’enfants et Nadhjaa, que l’appétit de ses protégés ravissait, tapa dans ses mains. La troupe affamée se rua sur le civet et les assiettes se remplir, bientôt suivit des bruits de mastications. Observant la scène, elle se carra dans son fauteuil et joignit ses mains, un sourire satisfait sur son visage. Directrice de cet orphelinat depuis la mort de son premier époux, la draenei s’occupait de ses chères tête blondes avec un soin tout particulier, désireuse de leur trouver une bonne place dans la société, de leur faire oublier leur différences et leurs passé amputés.

Elle se penchait pour aider un jeune elfe de sang à couper sa viande, quand, dans un bruit assourdissant, la porte de l’établissement s’ouvrit avec fracas. Une imposante silhouette se dessina sur le seuil, immédiatement suivit, devant les enfants et les assistants effarés, d’un hurlement de rage:

« -NADHJAA!! »

La draenei se leva, furieuse, reconnaissant cette voix entre toutes. Elle s’avança au devant de l’apparition diabolique, poings serrés, le visage tordu par la colère et l’inquiétude. L’assistante regroupa rapidement la troupe d’enfants, comme une poule protégeant ses petits, et quitta la pièce, suivit de ses poussins terrifiés.

« - Qu’Est-ce que tu fiches ici ? Non mais oh, tu déboules comme un irrespectueux, tu te crois où ? C’est un orphelinat ici, pas un bordel ! »

La silhouette s’approcha, et un gigantesque draenei, recouvert d’une armure de plaque, brillante et dorée, le dos portant une lourde et grosse épée darda un regard plein de reproche sur Nadjhaa. Cette dernière, indifférente de l’objet de la visite inattendue de l’homme, le fouetta d’un regard lourd de mépris.

« - Ah ben, bravo! Même pas pris la peine d’enlever ton armure de grosse brute! Mais de quoi j’ai l’air, attifée d’un mari aussi stupide? »

Elle se prit la tête dans les mains, ses petits tentacules frémissants d’indignation. Le mari, ne s’attendant pas à cette révolte parut surpris, mais se reprit, fronçant les sourcils.

« Eh ! C’est moi qui suis venu gueuler ! Alors tu m’écoutes, diablesse d’épouse ! »

La draenei se tut, consciente que trop exciter la colère de son époux risquait de le rendre méchant et virulent, surtout tout juste revenu de bataille. Elle retourna dans la spacieuse pièce de l’orphelinat, suivit de son mari et se rassit pesamment dans son fauteuil. Les débris du repas interrompu achevèrent de la rendre furieuse. Comment les enfants allaient-ils vivre cette intrusion, franchement effrayante ? Elle posa son regard de femme caractérielle sur son mari, lui indiquant, d’un geste impatient, une chaise dure et trop petite pour son corps musclé. Le petit meuble craqua sous le poids de son homme, qui grommela puis fixa son attention sur sa femme.

« Bon je t’écoute Hansyenn.
- Ah tu veux savoir finalement ! Eh ben, figures toi que notre fille, Sonara, se prostitue ! Oui! Parfaitement ! Elle se prostitue !
 »

Nadjhaa, interdite par les paroles de son époux, le scruta et un rire nerveux s’échappa de ses lèvres, inconsciemment. Hansyenn grogna, bouche tordu par la fureur et tonitrua de sa voix de baryton:
- ET CA TE FAIT RIRE EN PLUS !!! NON MAIS QUI M’A FOUTU UNE DONZELLE AUSSI BECASSE ! ELLE RIT !
- Non, mais Hansyenn…
hoqueta Nadjhaa, tu dis des imbécillités, jamais je n’aurais cru vivre assez longtemps avec toi pour voir ça.

Le draenei s’affaissa, l’air meurtrie par les paroles dures de son épouse, et son visage se peignit de chagrin. Sa femme, alertée par son air déconfit, se calma, soudain inquiète et quittant son siége, s’agenouilla auprès de son paladin de mari. Prenant son beau visage entre ses mains fines, elle le regarda bien dans les yeux. Elle savait son époux difficilement sensible, difficilement chagriné ce qui l’aida à comprendre qu’il ne mentait pas. C’était au moins un défaut qu’il ne possédait pas; la vérité sortait de sa bouche comme de celle d’un enfant.

-Racontes moi, Hansyenn, lui murmura-t-elle.

Le draenei, l’air véritablement blessé, s’apaisa de la caresse douce de son épouse et lui caressa les cheveux, de sa grosse main calleuse, crevassée par les combats.

- Elle… je l’ai vu dans une taverne. En Azeroth… Oui j’étais partit là-bas avec ma délégation comme tu sais… pour payer un verre, avant le grand retour et là… ben je l’ai aperçut. Comme elle est jolie notre petite fille tu sais… elle a tes yeux dis donc. Elle n’a même pas voulu rentrer avec moi… Elle a crié, hurlé, on m’a sortit… je suis banni par ma propre fille…

Nadjhaa écoutait, meurtrie par les paroles de son mari et par son air si accablé. Il aimait Sonara plus qu’il ne l’aimait elle, d’un amour tendre et protecteur de père, qui avait toujours donné et pardonné pour elle et la déception, mêlé au chagrin le rendait encore plus beau et plus attendrissant. Il sembla à la jeune femme retourner quelques années en arrière, lorsqu’elle avait connu Hansyenn, attendrit par son air fugitif de bête délaissée et mal traitée.

- Mais Nadjhaa, ta sœur ? Elle était censée la protéger, veiller sur elle. Loin de son foyer, Sony était perdu…. Et moi, qui était à la guerre… j’aurais pu m’occuper d’elle. Nadjhaa, je déteste ta sœur.

Des larmes amères coulèrent sur ses joues, difficilement retenues. Ce gros draenei que la fatigue, la déception et l’amour faisaient pleurer, serra le cœur de Nadjhaa. Elle embrassa ses pommettes, ses yeux et sa bouche, de la caresse tendre et délicate d’une épouse aimante. Une sourde fureur emplit son cœur de mère, envers sa sœur et son incompétence. Décidemment, cette femme ne pourrait jamais être mère, la tendresse ayant déserté son cœur de combattante, trop endurcis et trop lourd. Elle serra son mari contre elle, baisant ses cheveux nattés et dit :

- Elle est vivante au moins. Qui sait ce qui aurait pu lui arriver là-bas. Hansyenn, je vais m’occuper de cette histoire, rentre à la maison et couche toi. »

L’homme se leva lourdement, embrassa sa femme sur le front et sortit laissant Nadjhaa seule. Les crépitements des flammes devinrent des hurlements à ses oreilles, son cœur cognait contre sa poitrine, la déception teintant d’un écrasant silence la pièce vide. D’un geste, elle dénicha une feuille et du papier, et écrivit à sa sœur.

Nadhjaa Siriti

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Message  Kilyjhen Melën le Ven 12 Juin - 17:17

Une lettre attendait Kilyjhen sur le seuil de sa chambre, curieuse, elle la saisit.



« 
Kilyjhen,

Je suis profondément déçue de toi, mes doutes à ton sujet se confirment. Le service que je t’ais demandé en te confiant Sonara n’a pas été guidé par l’intérêt mais simplement par l’amour qui anime d’habitude le cœur des sœurs. N’As-tu donc pas de conscience, de respect envers la famille ? Ne possède tu donc aucun cœur, qui puisse s’ouvrir à ta propre nièce afin de la protéger des tourments que tu as déjà connu ? Es-tu si égoïste de regarder le malheur des autres, le malheur de ta famille sans daigner lui porter ton secours. Hansyenn est rentrer de bataille cette nuit pour m’annoncer de sa voix pleine de chagrin que sa fille bien-aimée livrait son corps et sa vertu, que nous avons toujours chercher à préserver, à des activités déshonorables dans des lieux malsains et douteux. Que n’oses-tu imaginer la tristesse, la déception et le désespoir qui m’étreint au moment où je t’écris cette lettre ? Tu ne peux ressentir toute la douleur dont est pétri mon cœur de mère, ma fille que je croyais en sécurité à tes côtés. Non contente de savoir que tu ne sais déjà pas t’occuper de toi me voila certaine que tu ne peux rien apporter aux autres et surtout aux plus jeunes. Je te le dit sans détour, ta conduite qui a provoqué ce désastre, met à l’épreuve l’affection et l’amour que je t’ais toujours porté, malgré la séparation. L’honneur t’ordonne d’apporter tes excuses à la famille que tu as trahis : le choix t’appartient.

Mes salutations blessées,
Nadhjaa Siriti.
»
 



Kilyjhen fébrile à la lecture de la lettre, laissa tomber ce papier annonciateur de malheur et s’écroula sur son lit, des flots de larmes s’extirpèrent lourdement de son corps. Le coup porté par la missive, remplis de tant de désespoir, lui assena une vive souffrance qui lui perça le cœur. Sa faute, dans toute son ampleur lui fouetta le visage avec toute la puissance du déshonneur familiale. Décidée à réparer, elle sécha ses larmes se leva et s’habilla de sa longue cape. D’un pas lourd mais certains, enduit de remord, elle sortit.
Personne dans le bastion a part les gardes, une aubaine. La Draenei encore tremblante marcha vite jusqu’aux écuries de l’ordre militaire, là-bas le visage ferme elle sauta à califourchon sur son Elekk, Kilyjhen pris les rennes et partit vers Hurlevent.

Une fois devant les portes de la puissante citée humaine, Kilyjhen rabattit son capuchon sur elle, voulant être discrète; une fois à Shattrah pas question que tous les badauds de la ville la reconnaissent. Elle donna un petit coup de pied dans le flanc de sa monture, qui partit au galop en direction de la tour du sorcier, au milieu du quartier des mages.

_ Bienvenue Draenei ! Que voulez vous ?
Un grand humain, d’un âge assez avancé, gardait le portail pour aller au sommet de la tour.
_ Bonjour, je désirerais prendre un portail vers Shattrah.
_ Bien, veuillez attendre au sommet qu’un Mage s’occupe de vous. Ah, et cela fera trois pièces d’or et cinquante pièces d’argent.
Kilyjhen tendit une petite bourse de cuir bien rebondit. Le mage désigna de la main le portail, ou la draenei s‘engouffra sans attendre. Au sommet de la tour, une dizaine de mage travaillaient, penchés sur de lourds et poussiéreux grimoires, et les bancs installés sur les bords de la tour semblaient délaissés. Kilyjhen s’y installa et attendit que l’on s’occupe d’elle. Quelques minutes plus tard, une mage plutôt belle fit un petit signe à la chamane, lui ordonnant silencieusement de la suivre. D’un petit pas de magicienne pressée elle fit passer la draenei impassible dans le vaste portail, sans dire un mot elle lui plaqua dans les mains la rune nécessaire au voyage et l’abandonnant, repartit presque en courant vers son ouvrage. Kilyjhen considéra un instant la rune, petites pierre aux reflets nacrés et bleutés, et la serrant dans la paume de sa main gantée, marcha dans l’ouverture bruissante de magie.

Quelques minutes plus tard, ses sabots heurtèrent lourdement le pavé de Shattrat dans un claquement peu discret et l‘estomac de travers, en raison de son brusque voyage magique, la chamane ressentit un brusque malaise. Elle s’enfonça encore plus profondément dans sa capuche et, le cœur inquiet, appréhendé mais néanmoins certain, elle pris la direction de la terrasse de l’Aldor.
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Re: Histoire de famille.

Message  Nadhjaa Siriti le Ven 12 Juin - 17:20

Nadjhaa était assise devant une bonne tasse de thé au miel lorsqu’elle entendit frapper. Elle attendit un instant, le cœur battant et sans bouger, puis clama de sa voix tremblante:
« Entrez! »
La porte s’ouvrit doucement derrière elle, et des sabots alourdis de mailles tapèrent sur le sol, s’avançant vers elle. Dos à l’intrus, elle savait pourtant reconnaître ce pas majestueux et orgueilleux; le même que sa défunte mère, aussi agile et éphémère, à la fois lourd et délicat. La personne s’arrêta et Nadhjaa, d’un brusque mouvement du corps, fit tourner son fauteuil face à sa sœur.

Le temps avait jeté un froid sur les deux sœurs, à la fois si semblable et si différentes. Comme jadis, la même distance de goûts, d’aspiration et d’habitude fermentait entre leurs deux cœurs. Nadjhaa observa Kilyjhen, que le temps n’avait pas changé. Toujours ce port de tête altiers, gracieux mais cependant anguleux et brutale, une bouche gonflée et orgueilleuse une beauté à faire hurler de désir le prêtre le plus sage. Le corps fixe et musclé, tendu comme une corde d’arc en perpétuel attente de l’attaque, cette taille qu’aucune grossesses n’avaient alourdies, parfaite, fine, à la courbure de feu; sa sœur avait toujours était une ravissante draenei, et rien n’avait changé. Un frisson d’amertume parcouru son échine, elle se sentit soudain bien pâle, bien quelconque, lourde et chétive devant sa sœur et comme autrefois, une jalousie de femme trop fade poignarda son cœur.
De sa belle main fine et ornée de bijoux, Nadjhaa désigna à sa chamane de sœur une chaise, laide et inconfortable. Fixant Kilyjhen elle lui dit, souriante:

« Alors ma sœur! Te rappelles tu de notre maison familiale? Tu vois, elle est comme avant…je n’ai rien changé. »
Elle embrassa d’un grand geste du bras l’environnement qui se refermait autour des deux draeneis, présentant à sa sœur la douleur hypocrite d’un masque, joué avec difficulté. Puis reportant ses yeux sur Kilyjhen toujours muette, perdant son sourire, qui s’accordait si mal avec ses yeux souffrants, elle demanda:
«  Alors soeurette….que puis-je faire pour toi? »

Nadhjaa Siriti

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Re: Histoire de famille.

Message  Kilyjhen Melën le Ven 12 Juin - 17:22

Kilyjhen en entrant, avait marqué un temps d’arrêt. Des années qu’elle n’avait vu cette bâtisse, ces murs couverts de tentures, étouffant l’air, propageant une chaleur presque suffocante dans la pièce. Le baquet à encens de sa mère, toujours à la même place, prés d’un coin douillet, ou quelques fauteuils, noyés sous une montagne de coussins de soie, de satin et de brocard traversaient les âges en silence. Les portraits familiaux, pendaient le long des murs, présentant chaque membre avec raideur et protocole, visages de marbres, fermés et dardant des regards de reproches sur les héritiers. Tant de temps avait coulé, et pourtant les choses restaient comme fixes, comme ne voulant pas partir, ne pas être oubliées, rejetées, vivante soudain avec la fureur d’humains délaissés. Sa sœur, la charmante Nadhjaa lui faisait face; l’enfant fade et trop calme était devenue une draenei aux courbes souples et délicate, charnues et douce. De son visage clair, aux yeux rieurs, à la bouche sculptée avec finesse se dégageait de la bonté, de la hardiesse et un air de femme capricieuse qu’elle ne dissimulait pas. Kilyjhen sentit son cœur faire un bond dans sa poitrine, troublée, inquiète et la sensation d’être dans un lieu où elle n’avait plus de pouvoir la glaça. Néanmoins elle pris place là ou sa sœur le lui ordonna; le but de sa visite ne lui autorisant pas de faire la difficile. Nadjhaa parla de sa voix chaude où perçait maintenant une pointe d’autorité, gagné si difficilement et planta sur sa soeur des yeux qu’une terrible souffrance faisait briller. La phrase résonna en elle comme dans un songe douloureux.

« Alors soeurette…que puis-je faire pour toi? »
Le ton du défit, de la bataille des mots, du flot d’amertume qui empuantissait l’air déferlèrent sur la chamane. Elle souffrait de présenter ses excuses à sa sœur, sa fierté dévorée par l’honneur, le remord mais aussi la colère d’être impliqué dans une intrigue qui l’avait mise au pied du mur. Sonara depuis toujours était une enfant inconsidérée, que la richesse, l’amour jaloux et étouffant de son père avait rendu brutale, fougueuse et capricieuse, persécutant ses parents avec ses crises violente, ses caprices qui la faisaient hurler de colère. Kilyjhen n’avait jamais aimé sa nièce, qui portait en elle le mélange étrange et incompatible de sa sœur et de Hansyenn, ce paladin rude et stupide, ce penchant d’écœurement qu’elle n’avait jamais caché. Sans un mot, Kilyjhen tendit la lettre, qui lui brûlait encore les doigts, à sa sœur.
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Re: Histoire de famille.

Message  Nadhjaa Siriti le Mer 17 Juin - 10:04

Nadhjaa avisa la lettre mais ne la pris pas et se cala bien confortablement dans son fauteuil. Elle sirota longuement son thé, désireuse d'être la plus perverse et la plus dominatrice, puis s'exclama:

- Eh ben, il faut que je t'envoie une lettre très piquante pour que tu fasses l'effort, pour une fois, de te déplacer jusqu'à Shattrat. Je trouves quand même cela irrespectueux, la famille est sacrée chez nous.

La joaillière planta un regard venimeux sur sa soeur, en attente d'une réponse, d'une défense qui ne venait pas; il semblait que la prétentieuse chamane acceptait ses torts, au point de ne pas mettre à jour sa verve légendaire. La chamane prit la parole:

- Écoutes Nadhjaa, ta missive m'a beaucoup blessé. Surtout que tu n'es pas ignorante des raisons de mon départ. Et tu sais aussi pourquoi j'ai pris mes distances avec la famille. Je regrettes parfois mais ce n'est pas réparable.

Nadhjaa regarda sa soeur, sincère, et son coeur fit un bon dans sa poitrine, au souvenirs qui la submergeaient soudain.

- As-tu trouvé mieux en ces terres barbares d'Azeroth? Tu es partit si vite et si loin, sans donner de nouvelles. Tu ne sais pas ce que tu as fait. Tu ne te souviens pas de mère qui passait ses journées entières à pleurer sa fille perdue, de père qui ne lisait plus et qui s'abimait dans un silence immobile, désespéré. Et moi, qui suis restait seule avec tout, sans aide, sans soutient et sans personne pour me consoler. Parce que tu sais Kily, quand tu nous as quitté, je n'ai plus existé pour nos parents.

La draenei, les larmes au bord des yeux détourna la tête et posa d'un geste vif la tasse en terre cuite sur la table basse. Sa soeur savait-elle tout cela? Cette souffrance de chaque seconde pour tenter de reconstruire sur les ruines d'une famille, ou chaque pensée accordées est désagréable.

- Nady....je suis désolé. Pour tout. Pour toi, père, mère et Sonara.

Nadhjaa fixa sa soeur, la tête droite, en entendant ce dernier mot. Ramassant ses larmes, les ravalant, elle pinça les lèvres et dit:

- Hansyenn est furieux Kily, et cette fois ci, je n'ai pas pu prendre ta défence, étant donné que je l'approuves dans sa fureur.

- Mais tu m'as mis aux pieds du mur aussi ! Je suis dans un ordre militaire, je ne pouvais pas m'occuper d'elle constamment, j'ai des devoirs, des directives à suivre et je suis également très occupée. En plus de cela, avoue que ta fille est instable !

Nadhjaa fronça les sourcils et détourna la tête soudain très hautaine, son attitude quand elle se savait en position de faiblesse. Elle pensa avoir échouer; elle s'était promis de dominer. Mais au regard qu'elle jeta à sa soeur, la discussion venait à peine de commencer.

[HRP] Suite bientôt [HRP]

Nadhjaa Siriti

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